OM 0-0 Manchester : L'OM a tenu bon !
Le suspense reste entier avant le retour... Mercredi soir, dans un Vélodrome surchauffé pour cette affiche de gala, l'OM a tenu en respect Manchester United (0-0), dans le cadre des huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Dans un match très cadenassé, les occasions de but n'ont pas franchement été légion, Mandanda et Van der Sar passant une soirée très tranquille. La deuxième manche, prévue le 15 mars prochain, risque d'être un peu plus animée...
"Let's go to Wembley", affichait le virage Sud du Stade Vélodrome à l'entrée des équipes. Qualifié pour la première fois pour le tour final de la Ligue des champions moderne, l'OM aura encore du chemin à faire avant de penser à une possible finale dans la capitale anglaise. Sur le sol britannique, dans trois semaines, pour le match retour de ces huitièmes de finale de la Ligue des champions, le champion de France a toujours la possibilité de réaliser un exploit en évinçant Manchester United. Car comme le désirait Didier Deschamps, le représentant hexagonaux a assuré l'essentiel en conservant son but inviolé, et qu'importe si cela finit sur ce résultat négatif de 0-0.
Pas à la hauteur d'un grand match
Comme pressenti, par rapport à la qualité de jeu des deux équipes cette saison dans leur championnat respectif, la rencontre n'a jamais été à la hauteur d'un "big game". Sans être un festival de maladresse technique, la partie a vu les deux équipes buter sur chacune des deux robustes défenses. Marseille n'a pas eu la place pour s'exprimer dans le camp des visiteurs et ne forçait pas vraiment pour modifier le tableau d'affichage durant la première période. D'autant que Sir Alex Ferguson avait, comme prévu, opté pour son système utilisé lors des rendez-vous importants, un 4-3-3 avec une seule pointe, moins offensif que l'habituel 4-4-2 réservé aux modestes formations de Premier League.
Même avec Lucho à la baguette, le secteur offensif de Marseille manquait de percussion dans les 25 derniers mètres. Deschamps a d'ailleurs utilisé l'Argentin en vrai numéro 10, dans le très visible 4-2-3-1 utilisé ces dernières semaines pour le libérer des tâches défensives. Cheyrou retrouvait ainsi le banc pour une paire de récupérateurs Cissé-Kaboré. Malgré une énorme débauche d'énergie d'André Ayew, milieu offensif gauche, l'OM bousculait rarement l'arrière-garde opposante, Brandao étant régulièrement éteint par l'athlétique charnière centrale Smalling-Vidic. Rémy, sur son aile droite, était volontaire mais manquait souvent de précision dans ses gestes.
Dans un dispositif défensif se transformant parfois en 4-5-1, Man U ne savait pas non plus se montrer dangereux. Berbatov était très peu servi par Rooney (à gauche) et Nani (à droite), d'avantage milieux excentrés qu'ailiers. Le Portugais était souvent alerté par des longs ballons, mais ses provocations ballon aux pieds n'étaient pas si dévastatrices. Quant au crack anglais, très défensif, il se montrait utile pour ressortir le ballon, en combinant notamment avec un énergique Evra (conspué par le public français), mais manquait à plusieurs reprises des frappes à l'entrée de la surface qui auraient pu inquiéter Mandanda. Seule une tentative signée Fletcher, des 20 mètres, inquiétait le portier tricolore sur sa ligne (9e). Globalement, Diawara et Mbia imposaient leur physique pour soulager les locaux.
Valbuena ne change rien
La seconde période était plus enthousiasmante pour l'assistance phocéenne que lors des 10 premières minutes. Les Red Devils se projetaient beaucoup moins vers l'avant et les Ciel et Blanc exerçaient une pression plus importante, avec Ayew, toujours, mais aussi un Rémy plus percutant. Le petit réveil était insuffisant, d'autant que Brandao manquait encore et toujours de spontanéité dans son jeu en déviations. Le Brésilien, qui n'a vraiment rien d'un buteur instinctif, oubliait de se jeter au second poteau sur un tir croisé d'Ayew (62e). Passé cette période de domination, Manchester United mettait le pied sur le ballon pour replonger.
Le dernier quart d'heure voyait le revenant Valbuena relayer Rémy sur le terrain (80e), mais rien ne changeait vraiment. Les visiteurs, avec l'entrée de Scholes, repassaient dans un 4-4-2 où Nani et Fletcher oeuvrer sur les ailes, gérant ainsi la fin de match, sans offusquer des Phocéens fatigués et heureux de leur sort avant la "mi-temps" de cette double confrontation. La parenthèse Ligue des champions refermée pour 20 joueurs, Didier Deschamps et ses hommes se prépareront désormais pour un déplacement à Nancy, dimanche. Ça fait moins rêver...