Manchester 2-1 OM : Encore et toujours des regrets !

Publié le par L.P

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Il n'a pas manqué grand-chose à l'Olympique de Marseille pour éliminer Manchester United en 8e de finale retour de la Ligue des champions. Battus 2-1 à Old Trafford, ce mardi, après avoir obtenu le nul au Vélodrome trois semaines plus tôt, les Marseillais nourriront des regrets car Brown, contre son camp (82e), avait permis aux Olympiens d'espérer après le doublé d'Hernandez (5e, 75e). Mais trop juste défensivement en première période, l'OM a ensuite été trop maladroit pour s'ouvrir les portes des quarts de finale.


"Le football est né en Angleterre, son avenir est à Marseille". L'OM n'avait pas hésité à afficher ce slogan à l'été 1999, avant de retrouver la Ligue des champions grâce à une 2e place de Division 1. Cette saison-là, les hommes de Courbis avaient notamment affronté Manchester en phase de poules, pour un résultat positif au final (défaite 2-1 à Old Trafford, victoire 1-0 au Vélodrome). En huitième de finale cette fois-ci, les Marseillais ne sont pas parvenus à éliminer la formation de Sir Alex Ferguson, même s'ils ont été susceptibles de le faire jusqu'à la dernière seconde de cette manche retour.

Après avoir emmené Monaco en finale de la C1 en 2004 grâce à un fantastique parcours, Didier Deschamps connaissait les ingrédients pour réaliser l'exploit lors de ce match retour, trois semaines après le triste 0-0 du Vélodrome. Ne pas faire d'erreur, notamment défensivement, et se montrer "très efficace" lors des "3, 4 situations chaudes". Avec la même équipe que contre Rennes vendredi, les champions de France n'ont pas su remplir ces missions, malgré le soutien de 3 000 supporters marseillais bouillants.

Hernandez plombe Heinze et l'OM

Comme redouté par Didier Deschamps, les leaders de la Premier League auront mis la pression d'entrée, avec un dispositif bien précis de la part de "Fergie", vainqueur de son 100e match européen. S'il ne pouvait pas compter sur Vidic en défense, le boss écossais alignait bien Nani d'entrée, sur la droite du traditionnel 4-4-2. Ou plutôt d'un 4-2-3-1. Car c'est Javier Hernandez qui était aligné à la place de Berbatov, permettant à Rooney de jouer bien plus libre. La star anglaise était souvent lâchée par Mbia (encore aligné à la récupération) et créait le danger à chaque prise de balle.

La rapide ouverture du score pointait du doigt ainsi un manque énorme d'attention des défenseurs marseillais. Rooney, lâché du début à la fin de l'action, s'offrait un long une-deux avec Giggs pour délivrer un centre en direction de "Chicharito", incroyablement oublié par Heinze au second poteau. Le Mexicain n'avait plus qu'à pousser au fond des filets (1-0, 5e). Bénéficiant alors de plus d'espaces grâce à cet avantage, les Red Devils inquiétaient régulièrement un bloc visiteur et une charnière souvent très fébrile. Nani déclenchait les attaques rapides, mais le duo Rooney-Hernandez manquait plusieurs fois de se mettre en position de doubler la mise.

Dos au mur, les Phocéens devaient partir de l'avant plus vite que prévu. Lucho et Cheyrou s'employaient à la construction et Marseille manquait l'égalisation à plusieurs reprises. Quelques instants après l'ouverture du score, Gignac, lancé par une aile de pigeon d'Ayew, était incapable d'accrocher le cadre (9e). L'ancien Toulousain se montrait le moins convaincant des siens face à un Smalling solide. Rémy, encore volontaire mais maladroit devant Evra, manquait lui de précision sur une reprise de volée à la suite d'un mauvais renvoi de la défense adverse (42e). Diawara manquait également une grosse opportunité, avec une tête hors cadre à la suite d'un corner joué à deux entre Cheyrou et Taiwo (36e).

Gignac, le fantôme remplacé par Valbuena

Conseillés peut-être par Didier Deschamps, les Phocéens se repliaient étrangement au retour des vestiaires, subissant face à des Mancuniens auteurs de bonnes combinaisons mais stoppés à plusieurs reprises dans la surface, comme Rooney (57e). Les Phocéens se montraient quelque peu fatigués et ne trouvaient pas les moyens de se re-montrer dangereux. Ayew, étrangement, s'était éteint devant Rafael, entré à la place d'O'Shea à la demi-heure de jeu puis également blessé et remplacé par son frère Fabio pour les 20 dernières minutes.

C'était le moment choisi par Didier Deschamps pour sortir Gignac et lancer Valbuena (69e). Ferguson injectait également du sang neuf, avec Valencia à la place de Nani (62e). Et l'Equatorien, provocateur sur son aile droite, permettait à son équipe de prendre deux buts d'avance. Il lançait Giggs sur la droite, dont le centre était tranquillement repris par Hernandez, lâché, toujours incroyablement, par Diawara sur le coup (2-0, 74e). Quelques minutes auparavant, l'OM avait pourtant fait trembler le public rouge, mais la reprise de Cheyrou, bien trouvé par Rémy, était trop molle (72e).

Qu'importe, les Marseillais s'offraient quand même le droit d'y croire jusqu'au bout. Sur un corner de Valbuena, Brown, à la lutte avec Heinze, marquait contre son camp (82e). Il restait donc 10 minutes, mais Manchester tenait bon, neutralisait son adversaire et le renvoyait à son quotidien de la Ligue 1. L'avenir de l'OM est effectivement à Marseille, pour la préparation et la réception du PSG, dimanche, dans un choc du championnat finalement plus important que ce grand match contre Manchester United.

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