Uruguay 0 - 0 France : 1 point pour commencer !

Publié le par L.P

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Dominatrice dans le jeu face à des Uruguayens venus jouer en contres et le résultat nul pour ce match du Groupe A de la Coupe du monde 2010, la France a été incapable de saisir sa chance pour jouer autre chose que le 0-0. Govou a raté d'entrée de jeu une énorme occasion sur un centre de Ribéry (8e), alors que Gourcuff (54e, 58e) et Toulalan (56e) n'ont pu convertir de bonnes positions de frappe en seconde période. Enfin, Henry a vu l'une de ses reprises contrées dans la zone de vérité par une main involontaire de Victorino (89e). Bien meilleurs que la Celeste privée de Lodeiro, expulsé, dans le dernier quart de jeu, les Tricolores ont laissé passer une belle opportunité.

Raymond Domenech n'est jamais avare en surprise. Et s'il fallait que cela tombe sur la tête de l'un des Bleus, cela ne pouvait être que sur celle de Malouda, pourtant le joueur le plus en vue lors des matches de préparation et auteur d'une seconde partie de saison enthousiasmante avec Chelsea en Premier League. Avec Diaby en lieu et place du Guyanais, la France repasse d'ailleurs dans un 4-2-3-1 qu'elle appréciait quand "Lass" était encore parmi les sélectionnés. Seule modification d'envergure dans le schéma tactique de Domenech: la présence d'un relayeur (enfin!) au côté de Toulalan.

Et dans cette configuration, la France réalise une bonne entame de match avec un premier bon ballon négocié par Diaby qui lance Ribéry sur la gauche. Le Tricolore efface Pereira avec un contre favorable et sert au cordeau Govou, revenu dans l'axe. A deux mètres de la ligne de but, l'ailier droit ouvre trop son pied et rate une balle certes puissante mais néanmoins négociable (7e). Contrôlant le ballon, les Bleus mettent pourtant parfois trop de temps pour faire les bons choix. Sur la droite, Gourcuff, qui tarde à lâcher la balle, est ainsi repris par Arevalo (9e). Si Lloris se fait une petite frayeur devant Suarez, les Tricolores ont tout de même toutes les cartes en mains pour créer le décalage. Monté aux avant-postes et servi par Gourcuff, Sagna trouve alors la tête d'Anelka qui ne peut toutefois ajuster sa reprise (15e).

Diaby, oh oui!

La Celeste, joueuse pendant ses matches de préparation, est quant à elle revenue à un jeu de contres que l'on avait déjà pu observer en 2002 lors de la débâcle française en Asie. Et Forlan est tout près de régler la mire sur un tir enroulé du droit à l'angle de la surface. Avancé car anticipant la frappe et bouchant son angle, Lloris boxe le ballon des deux poings (16e). Précieux avec Bordeaux sur coup franc, Gourcuff rate ensuite l'occasion de nettoyer la lucarne de Muslera sur un coup de pied arrêté qui en prenait le chemin. Mais le dernier rempart sud-américain claque le ballon en corner (18e). Avec trois attaquants, la France est également incapable d'avoir des joueurs dans la surface sur une percussion de Diaby qui élimine deux joueurs dans l'axe (26e).

A droite, Govou ne sert à rien, si ce n'est de gâcher les rares opportunités tricolores. Et quand le Lyonnais parvient à centrer, il y a toujours un pied uruguayen pour contrarier Anelka qui met trop de temps à se situer dans la zone de vérité (29e). Le milieu de terrain d'Arsenal est en tout cas en pleine forme et repart dans une chevauchée fantastique dans l'axe. Attendant le ballon sur la droite, Govou, absolument seul, est finalement stoppé par l'arbitre qui signale un hors-jeu de Nicolas Anelka. Le Londonien avait touché un ballon qui ne lui était pas destiné au départ (31e). Quant à Gourcuff, il met toujours trop de temps avant d'armer ses frappes de l'entrée de la surface (32e).

Govou fantomatique...

Légèrement plus porté vers l'attaque en seconde période, l'Uruguay profite d'un coup franc tiré à droite par Forlan pour porter le danger sur le but français. Arevalo déclenche une reprise du droit de l'entrée de la surface mais ne trouve pas le cadre (49e). Quant à l'avant-centre de l'Atlético de Madrid, il n'est pas vraiment plus heureux sur une volée dans un angle impossible à gauche. Au contact avec Gallas, l'Uruguayen ne redresse pas suffisamment son tir (53e). Les Tricolores, eux, peinent à entrer dans la surface balle aux pieds. Et sur les frappes lointaines, Gourcuff, par deux fois (54e, 58e), et Toulalan (56e) ne règlent pas la mire. Moins fringante, l'équipe de France, s'inquiétant de la force de percussion de Suarez et Forlan, a même tendance à reculer d'un cran. Ribéry, souvent en soliste, rate pour sa part une frappe sur un coup franc remis en retrait par Gourcuff à l'heure de jeu.

Les Uruguayens préfèrent frapper directement au but, même si le coup franc est désaxé et lointain. Avec un Jabulani piégeux, Forlan n'est d'ailleurs pas loin de tromper Lloris avec le rebond (64e). Luis Suarèz, son compère de l'attaque sociétaire de l'Ajax, est quant à lui d'une discrétion à toute épreuve, sauf quand ce dernier se décide à dévier un ballon de la cuisse pour son partenaire de l'attaque. D'une reprise instantanée, Diego Forlan fait même passer un frisson dans le dos des supporters français. Mais la France tient, à défaut de pouvoir faire la différence par ses artificiers maison si tant est que Gourcuff, avec ses frappes dans le ciel du Cap, puisse être considéré comme tels (76e). Finalistes de la dernière édition, les Tricolores n'ont visiblement pas les armes pour avancer plus loin. La surface de réparation uruguayenne semble même être une chasse gardée, sauf quand le trio offensif tricolore se décide à entrer exceptionnellement dans cette zone. Mais enfin en Terre promise, les attaquants tricolores ne combinent que trop rarement ensemble.

Place au Mexique

Entré en jeu après 63 minutes de jeu, le milieu de terrain Lodeiro est pour sa part prié de regagner son vestiaire pour une deuxième faute et un tacle trop appuyé sur Sagna (81e). En supériorité numérique, les Bleus attendent toutefois le temps additionnel pour enfin investir la surface sud-américaine. Avec Diaby toujours à la baguette, Henry, entré en jeu en lieu et place d'Anelka (71e), voit même l'une de ses reprises contrée par une main de Victorino (89e). Trop tard, la France n'avait pas décidé d'en profiter. Et les Bleus joueront donc une grosse partie de leur avenir contre un Mexique "obligé de battre la France", comme l'estimait Javier Aguirre, le sélectionneur des Aztèques, après le match nul de son équipe contre l'Afrique du Sud (1-1) pour le match inaugural de ce Mondial.

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