OM - PSG : Les petits clubs pas ok !

Publié le par L.P



Victimes collatérales du report du «clasico» OM-PSG au 20 novembre, Boulogne et Sochaux vont devoir jouer sept fois en 26 jours après trois semaines sans match. Un déséquilibre qui mécontente les entraîneurs des deux clubs, qui regrettent de ne pas avoir été consultés.


La décision de fixer le "clasico" au 20 novembre a soulagé l'Olympique de Marseille et du Paris Saint-Germain. Mais elle mécontente deux autres équipes, Boulogne, qui devait accueillir le PSG (le 21 novembre), et Sochaux, qui aurait dû se déplacer au Vélodrome. Conséquence du nouveau calendrier : Boulonnais et Sochaliens devront jouer sept fois en 26 jours, après trois semaines sans match. L'entraîneur du club franc-comtois, Francis Gillot, tape du poing sur la table. Avec deux matches à disputer à l'extérieur en trois jours (à Marseille le 2 décembre, puis à Saint-Etienne le 5), il estime être le dindon de la farce.


Le technicien sochalien ne cache pas sa colère. «Dans cette histoire, tout le monde se fout de Boulogne et de Sochaux, tonne Gillot dans les colonnes de L'Equipe. Pourquoi ne pas avoir mis OM-PSG le 2 décembre ? J'aurais aimé qu'on me dise que cette date du 20 novembre à été choisie pour la télé. Là, on va devoir jouer quatre matches de suite à domicile puis trois à l'extérieur. On va rester trois semaines sans jouer et enchaîner tous les trois jours pendant un mois.» 


Mis devant le fait accompli


Côté boulonnais, la désapprobation est partagée. Boulogne recevra le PSG trois jours avant d'accueillir Lens pour un derby au parfum de maintien. «C'est du n'importe quoi, a déclaré l'entraîneur Laurent Guyot. C'a l'air de convenir à tout le monde, mais moi ça ne me convient pas du tout.» Quant au président du club de la Côte d'Opale, Jacques Wattez, il déplore surtout de ne pas avoir été consulté par les instances. «On a bien vu qu'on était les petits, et qu'il n'y avait rien à dire» , déclare son directeur général, Bruno Dupuis.

Il est bien difficile pour la Ligue de satisfaire tout le monde. Même Marseille a dit n'accepter la date du 2 décembre qu'à condition de ne pas avoir de match décisif à disputer six jours plus tard en Ligue des Champions. Quant à Francis Gillot, il préfère ne pas penser à ce qui se passerait en cas de nouveau report. «Si on ne joue pas le 2, comment ça va se passer ? C'est un truc de fous !» , s'est exclamé l'entraîneur sochalien. La Ligue réfléchira décidément à deux fois avant de reporter une nouvelle rencontre.

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