OM - Bordeaux : OM Bordeaux , même combat ?
C’est un duel entre deux bêtes blessées qui se jouera dimanche en clôture de la 20e journée de Ligue 1. Respectivement 5e et 8e au classement de la Ligue 1, Marseille et Bordeaux vont s’affronter avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. Comment en sont-ils arrivés à cette situation aussi regrettable ?
Il y a de cela dix mois Bordeaux et Marseille se défiaient en finale de la Coupe de la Ligue et occupaient également les deux premières places au classement de la Ligue 1. L’époque en question, bien que n’étant pas si lointaine, est aujourd’hui bien révolue. A l’entame de la deuxième partie de la saison 2010/2011, Girondins et Marseillais sont toujours au coude au coude au classement (seulement deux points les séparent), mais ils n’occupent plus le haut de l’affiche du championnat français. La faute à une première partie de campagne plus ou moins ratée, aussi bien du côté du Vélodrome qu’au Chaban-Delmas. Un nouveau point commun, beaucoup moins flatteur que le précédent, qui a de nombreuses explications. Goal.com a tenté de vous les énumérer.
Un mercato mal négocié
Marseille, comme Bordeaux, avaient pour objectif, en début de championnat, de lutter pour le titre. C’est en tous les cas ce qu’ils ont attesté dans les coulisses, mais ils ne l’ont pas vraiment prouvé par les actes sur le marché des transferts. Perturbé par la guéguerre qui opposait Deschamps, l’entraîneur, à Anigo, le directeur sportif, l’OM a attendu le tout dernier moment pour se montrer actif et ses choix, dans la précipitation, ne se sont pas avérés judicieux. Loic Rémy et André-Pierre Gignac, ses deux dernières recrues, n’ont toujours pas réussi à faire oublier Mamadou Niang et Hatem Ben Arfa. Bordeaux, de son côté, a eu nettement plus de temps pour bien se renforcer, mais il n’en a pas tiré profit. Malgré la vente de Gourcuff, le club aquitain n’a pas eu les moyens qu’il espérait pour améliorer son effectif. Les Savic, Ben Khalfallah, Modeste déçoivent plus souvent qu’ils ne brillent.
Un démarrage loupé et une fin d’année stressante
Si Marseille et Bordeaux ne figurent aujourd’hui pas dans le trio de tête de la Ligue 1 c’est en grande partie à cause des points qu’ils ont vendangé durant les premières mais aussi les dernières levées de l’actuel exercice de Ligue 1. Pour comprendre un peu plus ce constat il suffit juste de voir le nombre de points que les deux formations ont vendangé entre la 1e et la 5e journée puis entre la 15e et la 19e. Il y en a 42, 21 pour chacune d’elles. Pour des formations supposées viser le sommet, c’est incontestablement trop et en ces circonstances l’écart minime qui les sépare de Lille, le leader, tiendrait presque du miracle. Cela étant, il n’est pas du tout sûr qu’elles puissent le combler durant la phase retour. Surtout si elles refont les mêmes erreurs que durant les derniers mois.
Deschamps l’a dit il y a quelques jours ; une équipe ne peut avoir la prétention de jouer le titre avec une attaque digne de ce nom. Or, la sienne est aujourd’hui loin du compte, de même que celle de Bordeaux. Gignac, Rémy, Brandao, les joueurs supposés conclure les offensives olympiennes, n’ont trouvé le chemin des filets adverses qu’à six reprises et c’est le même total affiché par la paire aquitaine Modeste – Maazou. Inutile de dire que les fantômes de Niang et Chamakh continuent de roder des deux côtés et il n’y aucune indication quant à la date de leur disparition. A ce titre, l’OM peut même être plus inquiet que Bordeaux, puisque lors des cinq dernières journées la formation phocéenne n’a signé que deux petites réalisations.
Des cadres en baisse de régime
Ce qui faisait la force de Marseille et de Bordeaux lors des deux précédentes saisons c’est la régularité qui caractérisait leurs éléments majeurs, à l’instar de Lucho Gonzalez et Alou Diarra. Au jour d’aujourd’hui, ce duo apparaît bien loin de sa forme optimale. Le milieu argentin, même s’il lui est arrivé de réaliser quelques prestations de grande classe (comme face à Montpellier) n’est que l’ombre de ce guide qui avait mené l’OM vers le titre, quant à l’international français il peine à se libérer sous la houlette de Jean Tigana et ses prestations en sélection sont plus convaincantes qu’en club. De plus, il n’est plus aussi irréprochable dans son comportement et la suspension de six matches qu’il a subi au milieu de l’automne l’atteste parfaitement. Lucho comme Diarra ont le devoir de se ressaisir, car il est fort probable que le sort de leurs équipes respectives en dépend grandement.