OM 3-0 Brest : On va continuer à y croire ...

Publié le par L.P

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L'écart entre le leader lillois et son dauphin marseillais reste de 4 points, alors qu'il reste 3 journées à disputer. Après le succès crucial des Nordistes à Saint-Etienne (1-2), mardi, l'OM a fait le nécessaire lors de la réception du Stade Brestois (3-0), mercredi soir, en clôture de la 35e journée de Ligue 1. Grâce à Loïc Rémy (12e), Jordan Ayew (59e) et Gabriel Heinze (81e), les hommes de Didier Deschamps rebondissent après la défaite à Lyon (3-2), dimanche.

Si les Lillois ont jubilé sur la pelouse de Saint-Etienne, mardi soir, après une victoire extrêmement précieuse (1-2), l'avance qu'ils possèdent sur leur dauphin marseillais est restée intacte au terme de la 35e levée. En cas de plusieurs faux pas du leader nordiste lors de ses trois derniers matches (contre Sochaux, à Paris puis contre Rennes) - ce qui semble peu probable -, les Phocéens pourront toujours l'emporter au finish en cas de parcours parfait (contre Lorient, Valenciennes et Caen). Incapables d'assurer des succès lors des deux dernières sorties à domicile, contre Toulouse (2-2) et Auxerre (1-1), le champion de France, bien plombé par sa défaite à Lyon (3-2) dimanche, s'est offert un mince espoir de titre en ne tombant pas dans le piège de Brest ce mercredi (3-0).

Lucho encore peu en jambes

Particulièrement irrités par le but refusé injustement à Loïc Rémy par M. Lannoy, en début de match du côté de Gerland, les Marseillais auraient pu de nouveau râler contre des décisions arbitrales défavorables. Cette fois-ci, c'est M. Ennjimi qui oubliait un penalty assez logique pour une faute de Johan Martial sur Jordan Ayew en pleine surface, dès la 3e minute de jeu. Heureusement pour les oreilles de l'arbitre de la rencontre, la formation locale trouvait finalement l'ouverture en début de rencontre grâce à Loïc Rémy, encore aligné en pointe. Sur une belle ouverture en profondeur de Cheyrou plein axe, l'ancien Aiglon croisait parfaitement sa frappe pour battre Elana (12e, 1-0).

Devant au tableau d'affichage, Lucho et ses coéquipiers poursuivaient leur domination, mettant du rythme en insistant dans le camp adverse. Si Loïc Rémy apportait de la fougue à chacune de ses prises de balle et Jordan Ayew faisait admirer sa qualité de dribble, la construction collective de l'OM était toujours indigne. La faute notamment au meneur de jeu argentin trop peu perspicace dans ses choix, lui l'électron libre dans l'axe dans le 4-3-3 de Deschamps sans Valbuena ni Gignac. Les bonnes transmissions vers l'avant de Benoît Cheyrou ne suffisaient pas, notamment en raison de la maladresse dans la relance de Kaboré, néanmoins présent à la récupération.

Cheyrou et Jordan Ayew décisifs

Cheyrou, décidément très bon ces derniers mois, était à l'origine d'un second but un peu chanceux. Lancé dans le camp adverse, Jordan Ayew s'avançait dans la surface, côté gauche, et tentait sa chance du droit. La frappe déviée par Brou Apanga lobait Elana (59e, 2-0). Quelques instants plus tôt, André Ayew avait réveillé son équipe d'une tentative lointaine (55e). Avec une avance de deux unités, les Phocéens pouvaient gérer la dernière demi-heure avec plus de faciliter à se projeter vers l'avant, grâce notamment à la bonne entrée de Valbuena à la pause, à la place d'un Lucho touché aux ischio-jambiers. Gignac aussi était lancé dans la bataille, à la place d'un Rémy applaudi (67e), mais le Toulousain ne brillait guère dans son habituel style. Juste avant sa sortie (pour Abriel, 83e), Jordan Ayew obtenait un très dangereux coup franc, plein axe, que Gabriel Heinze transformait en force, du gauche (81e, 3-0).

Les Finistériens auraient pu bénéficier de ce manque d'inspiration globale pour créer la sensation. Nolan Roux, pivot toujours aussi imposant en pointe et soutenu par Licka (Grougi débutant sur le banc), se montrait dangereux à quelques reprises. A 0-0, Mandanda devait effectuer une sortie loin de sa surface, alors que le buteur brestois avait été lancé en profondeur et lâché par Diawara (5e). Puis le joueur formé à Lens se distinguait avec une reprise, écrasée et captée par Mandanda, sur un centre de Daf (27e). A 2-0, les visiteurs s'employaient pour se montrer plus dangereux, avec notamment une tête de Ngoyi hors cadre (72e) ou un joli geste de Fanni devant son but (78e). Pas assez opportuniste, le Stade Brestois repart bredouille de la cité provençale et reste toujours sous la menace de la relégation, avec trois points seulement de répit sur Nancy.

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