OM : 17 ans , c'est trop !!!!
L'Olympique de Marseille s'est qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue le 27 mars 2010 en battant Toulouse au Stadium (1-2, a.p). Plus qu'un succès c'est avant tout un trophée que le club phocéen a en ligne de mire, une récompense qui le fuit depuis bien trop longtemps.
Il a fallu 120 minutes à l'OM pour se défaire d'une équipe toulousaine revenue à son meilleur niveau après un début de saison plus que moyen. Grâce à son Brésilien Brandao, revenu du diable Vauvert, les coéquipiers de Mamadou Niang vont reprendre la direction du Stade de France après deux tentatives infructueuses en Coupe de France (2006-2007). Plus qu'une Coupe de la Ligue décriée (par les supporters toulousains et bordelais notamment), l'OM cherche à mettre une nouvelle ligne à son palmarès, figé depuis 17 saisons !Une coupe au rabais après la coupe aux grandes oreilles ?
"LFP, trop de pognon tue la passion", pouvait-on lire sur certaines banderoles au Stadium avant la rencontre face aux Olympiens. Néanmoins les fans de la Ville Rose ont rapidement entonné leurs chants et supporté leur équipe dans un stade qui avait quasiment fait le plein ! Si le débat sur la Coupe de la Ligue mérite d'être tenu, Didier Deschamps n'en a que faire. "C'est une grosse satisfaction pour les joueurs, qui pour la plupart n'ont jamais connu de finale", reconnaissait-il lui qui fut le capitaine de l'OM en 1993...A voir les réactions des joueurs et du staff olympien, cette finale (le 27 mars) face au vainqueur du match Lorient-Bordeaux (le 17 février), est un grand évènement. "Il y a une finale à jouer et j'espère qu'on pourra donner un titre à nos supporters, il y a bien longtemps qu'on ne l'a pas fait", reconnait le
Edouard Cissé est sur la même longueur d'onde. "Quand il y a une finale au bout, il faut tout donner", clame-t-il. "C'est cet état d'esprit qui a manqué face à Montpellier", précise-t-il. Sans forcément s'enthousiasmer outre mesure, il faut bien reconnaitre que pour l'OM, sevré de titres, une finale de Coupe de la Ligue est un grand évènement. Bien mieux dotée que la Coupe de France, c'est même une belle opération financière pour le club (environ 3 millions d'euros au vainqueur). Face à un adversaire qui reste à définir, l'OM a les dents longues et se prend à rêver. Il a deux mois pour se préparer.
Trop de finales perdues
Tout au long de ces 17 années, l'OM n'a rien gagné, mais il n'a pas non plus démérité. Récemment, ses deux finales de Coupe de France, perdues face au PSG (1-2) et Sochaux (2-2, 4-5 aux pénalties) furent difficiles à digérer. Perdre au Stade de France face à l'ennemi parisien fut un déchirement, avec un but assassin de Dhorasoo, au crépuscule de sa carrière. Face à Sochaux, l'OM s'était montré suffisant et l'avait payé cash, ne réussissant pas à tuer le match. Les Olympiens ont aussi frappé deux fois à la porte d'un titre en Coupe de l'UEFA, en 1999 et en 2004. Au cours de cette dernière, l'arbitre de la rencontre, Pier-Luigi Collina, avait plombé l'héroique campagne marseillaise en infligeant un carton rouge (et un penalty) à Fabien Barthez. Valence l'avait finalement emporté 2-0.
En 1999, Parme, alors un club de premier plan, avait infligé une correction à des Olympiens passés à côté de leur finale (3-0). Sans pour autant dire que le club marseillais est maudit, les supporters trouvent le temps long. Malgré ce manque évident, l'aura du club n'a jamais flanché. C'est le plus grand enseignement de ces 17 années de purgatoire. Et que serait l'OM aujourd'hui s'il avait seulement gagné la moitié des finales qu'il a disputées ? Nul ne le sait mais la reconquête passe par un trophée. Début de réponse le 27 mars. Tout le peuple marseillais sera au Stade de France pour voir Mamadou Niang soulever la Coupe. Une image plus vue depuis un certain Didier Deschamps, un soir de 26 mai 1993.
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