OM 1 - 0 Zilina : L'OM gagne encore sans briller ...

Publié le par L.P

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L'Olympique de Marseille a assuré le minimum syndical face au MSK Zilina (1-0), mardi soir, à l'occasion de la troisième journée de phase de poules de la Ligue des champions. Contraints de faire un carton plein face aux Slovaques pour croire encore à la qualification, les Ciel et Blanc s'en sont remis à une unique réalisation de Souleymane Diawara (48e) pour empocher les trois points. Mais n'ont pas pour autant rassuré ses supporters.

Marseille connaît cette situation. Comme la saison passée, l'OM a dominé la plus faible équipe de son groupe de Ligue des champions, Zilina (1-0), après deux défaites, contre le Spartak sur cette même pelouse du Vélodrome et à Londres face à Chelsea. Mais peu réalistes et fébriles après avoir débloqué la situation, les hommes de Didier Deschamps devront se montrer beaucoup plus sereins dans deux semaines en Slovaquie, face à cette équipe en pleine confiance dans son championnat. La place de 3e, renvoyant en Ligue Europa, est en jeu. Mais le Roi de France peut évidemment revenir dans la course aux huitièmes de finale de la compétition principale et s'offrir une finale à Moscou contre le Spartak.

Avant de faire la différence en tout début de seconde période, les Marseillais auront eu beaucoup de mal à concrétiser de nombreuses actions collectives plus ou moins de qualité. Lucho et Valbuena (aligné à droite à la place de Rémy) se trouvaient les yeux fermés, comme souvent. Et à la demi-heure de jeu, après de nombreuses tentatives lointaines (Gignac, Ayew ou Valbuena), l'ouverture du score n'était pas loin quand sur une bonne action développée entre Azpilicueta, l'Argentin et le Bleu, ce dernier centrait parfaitement en retrait pour le Ghanéen, dont la reprise du gauche frôlait le montant du but de Dubravka (25e).

Brandao et Gignac handicapants

Le Ghanéen, justement, aura gagné pas mal de point en étant repositionné relayeur gauche en lieu et place de Cheyrou. Teigneux à la récupération et dynamique à la construction, le joueur passé par Arles-Avignon la saison passée était au four et au moulin pour tenter d'animer son côté gauche, malgré la mauvaise prestation de Brandao. Titulaire à gauche de l'attaque, le Brésilien se montrait trop discret, d'une maladresse habituelle et pas assez intelligent (dans un rôle qui n'est certes pas le sien).

Tout juste Brandao a créé la première véritable opportunité de la partie, en lançant Gignac à la suite d'une erreur de relance adverse. La frappe enroulée de l'ancien Toulousain était joliment détournée en corner par le portier adverse (16e), pour la seule et unique opportunité d'un Gignac trop lourd et pas assez présent physiquement face à la charnière adverse. Le Martégal et le Brésilien permutaient lors du dernier quart d'heure du premier acte, mais sans réel impact. Le duo d'avant-centres décevants aurait toutefois pu faire la différence juste avant la pause, mais Ceesay devait dégager en catastrophe sur sa ligne devant Brandao après une remise de Gignac (45e). Le Brésilien était logiquement remplacé, à l'heure de jeu, par Rémy.

Trop fébriles après le but

C'est finalement sur une phase arrêtée, la grande spécialité de l'ère Deschamps, que Marseille a fait la différence quelques instants après le retour des vestiaires. Lucho était au corner et Diawara prenait le dessus dans les airs. Dubravka se trouait totalement et voyait le cuir achever sa course au fond de ses filets (1-0, 48e). L'OM ouvrait le score finalement assez logiquement au vu de sa domination territoriale, mais n'a pas su se rendre la victoire facile. Compacts dans leurs 20 derniers mètres, les hommes de Pavel Hapal étaient tout de même venus avec quelques minutions offensives, dans un 4-4-2 qui permettait au duo Ceesay-Majtan de mettre en difficulté la charnière Diawara-Heinze, couverte par un Mbia sans repères en tant en sentinelle.

Ceesay, géant mais plutôt vif, s'imposait de nombreuses fois dans les airs et prenait à défaut Heinze, trop limité dans la profondeur. Diawara devait d'ailleurs stopper illicitement dans la surface le Gambien, sans que l'arbitre ne bronche, en début de match. Puis le leader du championnat slovaque devait logiquement se projeter vers l'avant après l'ouverture du score. Les visiteurs auraient pu égaliser à plusieurs reprises. Sur une déviation de Ceesay, le tir en extension de Majtan était sauvé par Mandanda (59e). Puis lancé par dessus la défense, Jez se débarrassait trop facilement d'Azpilicueta et obligeait encore Mandanda à une parade (63e).

Le doute s'installait, les Olympiens balbutiaient totalement dans la construction et seul Rémy faisait souffler les siens en s'activant sur l'aile droite. Deschamps ménageait Lucho et envoyait Abriel au charbon pour le dernier quart d'heure, tandis que Cissé renforçait justement le milieu pour les 10 dernières minutes à la place d'un Gignac logiquement sifflé à sa sortie. C'était finalement suffisant pour contrecarrer les derniers plans d'une équipe de Zilina éprouvée. Jouer de cette manière ne pourrait pas être aussi salvatrice lors de la 4e journée décisive. Bien reparti en championnat, Marseille ne s'est pas rassuré après une victoire tout aussi poussive contre Nancy (1-0) samedi. Dimanche, un déplacement à Lille pourrait mettre en pleine lumière les difficultés du moment.

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