OM 1 - 0 St Etienne : On s'en rapproche !!!!

Publié le par L.P

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Alors que l'Olympique de Marseille file droit vers le titre de champion de France, certains observateurs résument la bonne forme olympienne à la réussite rencontrée par les hommes de Didier Deschamps. Si l'OM bénéficie effectivement de faits de jeu plutôt favorables, est-il objectif de mettre de côté les prestations solides des Marseillais depuis plusieurs mois? Petit rappel des faits en question sur la fameuse "chance du champion".

Depuis le temps que les Marseillais imploraient Notre-Dame-de-la-Garde de leur accorder ses faveurs... L'imposant édifice qui surplombe la cité phocéenne semble enfin avoir décidé d'accorder ses grâces à l'OM, dix-huit ans après le dernier titre valide obtenu par le club. Car en plus d'un talent certain et d'une maîtrise de son sujet quasi-parfaite ces derniers mois, l'équipe de Didier Deschamps bénéficie d'une réussite exceptionnelle. Une marque de fabrique que l'on retrouve généralement chez des formations couronnées en fin de saison...

Des faits de jeu favorables

Si Marseille a connu son lot de déconvenues cette année, notamment les blessures à répétition de Lucho Gonzalez et l'indisponibilité de Mamadou Niang, la deuxième partie du championnat et particulièrement les toutes dernières journées, ont été marquées du sceau de la chance. Attention, l'idée n'est pas d'enlever aux Olympiens le mérite des prestations plus que solides qu'ils ont produites depuis plusieurs semaines. L'OM est à sa place, eut égard aux 32 points pris sur 36 possibles et à sa série de six victoires consécutives depuis le 21 mars dernier. Mais si les Phocéens comptent autant de points d'avance sur leurs poursuivants si près du but, ils le doivent aussi à ce mélange de détermination et de "baraka" qui fait leur force.

Cela a commencé contre Lyon (2-1), point de départ de la belle série des joueurs de Didier Deschamps. Le premier but de l'OM intervient sur une frappe anodine de Charles Kaboré, déviée par Cris. Le ballon prend de la vitesse et trompe Lloris impuissant. Dans cette partie, les Lyonnais touchent deux fois les montants par Pjanic et Delgado. Face à Sochaux (0-1), pour le deuxième match du diptyque proposé les 7 et 14 avril, le but de Perquis est injustement refusé pour une position de hors-jeu rendue caduque par la déviation de Brandao. Dans ce même match, l'ouverture du score de Stéphane Mbia est autant due à l'acharnement du Camerounais qu'au manque de chance de Dreyer, le portier doubiste, qui voit le cuir lui rebondir sur la cuisse et lui échapper, permettant à l'ancien Rennais de faire la différence.

Mais c'est bien lors des deux dernières parties disputées par les pensionnaires du Vélodrome que la "réussite du champion" s'est manifestée. Contre Boulogne-sur-Mer (1-2) la semaine passée, Marseille, tenu en échec jusque dans les tous derniers instants, obtient un penalty qui a fait débat sur le caractère volontaire ou non de la main de Lachor. Toujours est-il qu'en forçant son destin, le leader est une nouvelle fois parvenu à arracher la victoire. C'est d'une autre manière que les Marseillais ont été "vernis" dimanche soir contre l'AS Saint-Etienne (1-0).

Galtier: "C'est la marque des grandes équipes"

Après une première mi-temps complètement maîtrisée par Lucho Gonzalez et consorts, les Stéphanois sont sortis de leur torpeur et ont clairement dominé le second acte. Une prise digne d'un combat de lutte gréco-romaine de Heinze sur Rivière en pleine surface de réparation marseillaise dans le dos de M.Turpin, un poteau de Benalouane et un but refusé pour un hors-jeu, réel cette fois, de Rivière qui aurait pu laisser le ballon rentrer, ont marqué la deuxième période. Le soulagement des Marseillais au coup de sifflet final en disait long sur la physionomie de la deuxième période. Mais Christophe Galtier, beau joueur, préférait souligner la gestion des temps forts et des temps faibles de son adversaire du soir. "Cette équipe a le mérite de marquer quand elle domine et elle n'encaisse pas de but lorsqu'elle est mise en difficulté. C'est la marque des grandes équipes de gérer ces temps-là pendant les rencontres", a expliqué l'entraîneur stéphanois dans les colonnes de La Provence.

Il est vrai qu'en plus de bénéficier de quelques coups du sort favorables lors des derniers matches, l'OM a affiché une sérénité et une solidité défensive absente depuis de longues années sur la Canebière. Quant à l'efficacité et au réalisme offensif, difficile de parler en ces termes pour Mamadou Niang. Le Sénégalais n'a pas marqué depuis le 7 mars contre Lorient et semble faire contrepoids dans la balance face à la bonne heur de ses partenaires.

Après trois poteaux lors de l'opposition à l'entraînement samedi, le co-meilleur buteur de Ligue 1 (15 buts comme Gameiro) a de nouveau touché du bois sur une tête croisée contre les Verts. Mais il est à parier que le capitaine olympien est prêt à accepter cette guigne temporaire si lui et ses partenaires décrochent le titre dans quelques semaines...

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