OM 1-0 Arles Avignon : Merci Gignac !

Publié le par L.P

http://sports.orange.fr/orange/images/201103/200-gignac.jpg

 

 

Victoire poussive mais victoire quand même pour Marseille, ce samedi, face à Arles-Avignon (1-0), pour le compte de la 22e journée de Ligue 1. Les Olympiens ont trouvé la faille par André-Pierre Gignac en début de seconde période (55e) et peuvent continuer de croire en la reconquête de leur titre en fin de saison. A condition d'être plus convaincants à l'avenir...

Peut-on vraiment parler de victoire qui rassure au moment d'évoquer le succès de l'Olympique de Marseille contre Arles-Avignon (1-0) samedi soir? Probablement pas. Mais à défaut d'avoir rassuré, la formation marseillaise a engrangé les trois points, ce qui n'est pas du luxe par les temps qui courent sur la Canebière. L'atmosphère de cette rencontre était clairement pesante du fait de l'obligation de l'emporter pour les Phocéens.

Pour autant, et c'est plutôt logique, Marseille n'a pas paru trop inhibé lors de la première période et n'a pas hésité à aller de l'avant. Heureusement diront certains face à une opposition aussi médiocre... Encore et toujours scruté, André-Pierre Gignac n'a toujours pas pleinement convaincu sur le côté gauche de l'attaque. Toutefois plein de bonne volonté, l'ancien Toulousain s'est même permis un ciseau retourné audacieux dans le premier quart d'heure, lequel est venu mourir sur la transversale de Merville (12e). Après d'autres chaudes alertes, synonymes d'occasions en Ligue 1, c'est au tour de Loïc Rémy de se signaler. Mais l'international français n'est décidément pas en confiance et joue trop compliqué au moment de se présenter presque seul face au portier de l'ACAA (22e). Dans la foulée, c'est Cheyrou du plat du pied droit, qui met Merville à contribution (23e).

Gignac se donne un peu d'air

Les opportunités marseillaises sont là mais sans inventivité ni spontanéité dans les gestes, le bloc arlésien tient bon et regagne les vestiaires avec un point virtuel dans la besace. Touché en première période, visiblement aux adducteurs, Lucho Gonzalez a cette fois une excuse pour ses errements sur la pelouse. Le stratège argentin est toujours à des années-lumière du niveau qu'on lui connait et on a vraiment l'impression que si celui-ci n'élève pas son niveau de jeu dans les semaines à venir, personne ne le pourra à l'OM.

Heureusement, Arles-Avignon reste la pire formation de l'élite et laisse parfois des vides abyssaux dans sa surface. Sur une remontée de balle de Lucho, Brandao centre intelligemment à ras-de-terre vers Gignac. Le buteur olympien a un peu de réussite puisque son tir est touché par Merville mais personne ne s'en plaindra à Marseille (1-0, 55e). Les deux changements apportés par Didier Deschamps au coup d'envoi, à savoir les présences de Cheyrou et Kaboré au lieu d'Ayew et Cissé, n'ont pas vraiment l'effet escompté. Le jeu olympien reste placide et archi-prévisible, même face à une formation hyper défensive et portée sur les contres si la fortune lui sourit...

Diawara: "Ce n'était pas fameux"

Interrogé au micro de Foot+ à la fin de la rencontre, Souleymane Diawara arborait une mine déconfite qui aurait pu laisser penser que son équipe s'était inclinée. "On n'a pas pratiqué du beau jeu. L'essentiel c était de prendre les 3 points. C'est chose faite ds la douleur face a une bonne équipe d'Arles". Pour le Sénégalais, le groupe manque nettement d'alchimie depuis le début de la saison. "On n'arrive pas à trouver nos reperes, à se trouver sur le terrain. Il faut donner encore plus si on veut espérer quelque chose. Le coach a eu raison de dire que c'était nul face à Monaco. Le match de ce soir est presque identique sauf qu'on a eu la chance de l'emporter. Ce qu'on va retenir ce sont les trois points parce que dans le jeu ce n'était pas fameux..."

Malgré la sinistrose qui régnait aux abords du Vélodrome après la rencontre, le bilan comptable parle de lui-même. L'OM est à 36 points et talonne Paris et Lyon, tout en restant à distance respectable du leader lillois. Et lorsque l'on sait que la frontière entre fatalisme et euphorie est excessivement mince du cpoté de la Canebière...

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article