Angleterre 1-2 France : Très belle victoire des bleus !!

Publié le par L.P

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Battue dans pratiquement tous les secteurs de jeu, l'Angleterre, diminuée, a connu son premier revers lors de ses 13 derniers matches à Wembley contre l'équipe de France (1-2). Si Peter Crouch a pu sauver l'honneur pour la Perfide Albion en fin de match (85e), les Bleus avaient déjà fait la différence par l'intermédiaire de Karim Benzema (16e), décidément indispensable sous le maillot frappé du coq, et Mathieu Valbuena (55e). Le fighting spirit des Anglais dans les cinq minutes du temps additionnel n'aura pas permis à Fabio Capello de redorer son blason devant un public légitimement déçu.

Il serait bien prématuré de penser que l'équipe de France, sous prétexte d'une belle victoire contre l'Angleterre à Wembley, est de retour au plus haut niveau. Mais, comme l'estimait Mathieu Valbuena à l'issue du match contre des Three Lions en manquent de tout, "l'équipe de France dispose d'un bon groupe, avec du potentiel". Ce mercredi, les Bleus ont en effet dominé l'Angleterre à Wembley, ce qui n'est tout de même pas une mince affaire. Privée d'éléments de classe mondiale comme John Terry, Ashley Cole, Frank Lampard ou encore, bien sûr, Wayne Rooney, la Perfide Albion n'a cependant pas présenté un visage très conquérant dans son antre. Et malgré un beau dernier quart d'heure de jeu qui aurait pu lui permettre de revenir à hauteur des Tricolores au tableau d'affichage (1-2), ce qui pourrait même être vu comme un point inquiétant, l'Angleterre a cette fois-ci été battue dans tous les compartiments du jeu par une équipe de France autrement plus joueuse.

Une France diablement offensive

Avant les remplacements réalisés par Fabio Capello, les Blanc et Rouge ont péché dans la volonté, ce qui n'est pas rien pour des Britanniques, dans la conquête, dans les duels et dans la transmission du ballon. Seul Steven Gerrard, Andy Carroll et Peter Crouch, quand il est entré en jeu, ont semblé apporter un plus à une équipe faite de bric et de broc. Pour dire, Bothroyd, un joueur de D2 anglaise à Cardiff City, s'était même invité à la fête du ballon rond dans le nouveau temple des Anglais. Malgré tout, les Bleus ne bouderont pas leur plaisir de sortir intact d'une telle rencontre et d'enregistrer un cinquième match sans défaite contre un rival qui n'apprécie guère le french flair (quatre victoires pour un seul résultat nul). Les joueurs de Laurent Blanc ne bouderont pas non plus leur plaisir d'avoir fait chuter une Angleterre, même fragile, pour la première fois lors de ses 13 derniers matches à Wembley. Seul le Monténégro lors des 12 dernières rencontres avait ainsi réussi à sortir de cette enceinte new-look avec le point du résultat nul (0-0).

Il faut dire que la rencontre ne pouvait pas mieux débuter pour des Français qui avaient décidé de jouer l'attaque avec un duo Nasri-Gourcuff en soutien de Valbuena, Benzema et Malouda dans un 4-3-3 des plus audacieux. Yann M'Vila était ainsi seul à la récupération pendant qu'Eric Abidal prenait un couloir gauche qu'il avait déserté depuis le fiasco en Afrique du Sud. Sur le banc, Alou Diarra cédait quant à lui son brassard de capitaine à un Hugo Lloris pas forcément le mieux placé par sa position et son tempérament pour l'arborer. Mais la France a eu le mérite de prendre un départ idéal et de ne pas rester coincée dans les starting-blocks à l'aube des JO 2012 à Londres. Son buteur fétiche ouvrait même la marque après un petit quart d'heure de jeu, profitant d'un service de Nasri pour Malouda. Le Guyanais décalait Benzema à l'entrée de la surface et le second sollicitait le une-deux au premier tout en plaçant une accélération trop violente pour la charnière centrale Ferdinand-Lescott. En force et à ras de terre, le buteur du Real Madrid trouait Ben Foster le long de son montant droit (15e).

Benzema, le porte-bonheur

Toujours victorieuse des matches dans lesquels Karim Benzema a marqué (10 sur 10 maintenant), la France y voyait évidemment un bon signe. Un signe qu'il fallait toutefois confirmer en prenant l'ascendant psychologique et en tenant les Anglais à distance réglementaire du but d'Hugo Lloris. Et malgré la percussion de Carroll ou le génie de Gerrard, les Three Lions n'avaient pas franchement les armes pour riposter, du moins dans les 75 premières minutes de jeu. Si Malouda (9e) et Gourcuff (12e) avaient déjà averti le portier de Birmingham City sur des frappes lointaines, la France attendait le second acte pour faire le break d'un but inscrit dans la surface. Une fois n'est pas coutume, le Gunner Bacary Sagna montait même dans son couloir pour centrer parfaitement, une fois n'est pas coutume, pour la volée du droit de Mathieu Valbuena (55e).

Déjà compliquée, la tâche des Anglais était franchement impossible, sauf à croire à des entrées en jeu gagnantes de Richards (46e), Young (46e), Johnson (46e), Bothroyd (72e), Warnock (72e) ou Crouch (85e). Le Villan Ashley Young et le Liverpuldien Peter Crouch sauvaient bien l'honneur sur un corner délivré de la gauche et repris victorieusement par le second mais les cinq minutes de temps additionnel données par M. Larsen n'étaient pas suffisantes pour offrir aux Anglais un match nul qui aurait été immérité au vu de la physionomie du match. Et malgré des petites sautes de concentration de M'Vila, qui laissait Gerrard placer une tête sur la transversale (63e), les Bleus n'ont jamais réellement tremblé. Preuve que si la France a retrouvé un peu de confiance, les Anglais avaient quant à eux perdu, le temps d'un soir, un fighting spirit que Terry ou encore Rooney incarnent parfaitement.

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