OM 4 - 2 Montpellier : Le réalisme parfait !

Cruellement défaits contre l'AC Milan (1-2), mardi dernier en Ligue des Champions, les hommes de Deschamps ont réagi en s'imposant lors de la réception de Montpellier (4-2), samedi, dans le cadre de la 6e journée de Ligue 1. Complètement dépassé lors de la première demi-heure de jeu, l'OM a évité une ouverture du score très proche des Héraultais avant de prendre le large en l'espace de 8 minutes. Lucho a ouvert le score (31e), avant un exploit de Niang (34e) et des réalisations de Cissé (39e) et Diawara (50e). Belhanda (75e) puis S. Camara (88e, sp) ont sauvé l'honneur en fin de match. Les Phocéens doublent Montpellier et se hissent provisoirement en 2e position.
Évidemment, la victoire inimaginable et mémorable (5-4) de l'OM sur Montpellier, il y a 11 ans, reste dans les mémoires. Ce choc provençal de la 6e journée opposant le 4e au 3e n'a pas offert autant de spectacle, mais presque autant de buts puisque les Phocéens l'ont emporté 4-2 face à un MHSC qui aurait pu créer l'exploit avec plus de réussite en début de match. Les hommes de Didier Deschamps oublient la défaite contre l'AC Milan (1-2), mardi en Ligue des Champions, et se replacent provisoirement au sommet de la Ligue 1, derrière Bordeaux.
L'OM à la rue, Montpellier vendange
Les Marseillais auront donc réalisé une entame de rencontre catastrophique. La faute, certainement, au système de nouveau utilisé par Didier Deschamps, ce 4-4-2 avec un milieu en losange. Avec seulement 3 joueurs offensifs (Lucho derrière Niang et Brandao), et même si Abriel et Cheyrou apportaient beaucoup à l'animation de jeu, l'OM n'est jamais parvenu à produire un bon mouvement collectif dans le camp adverse. Vraiment inquiétant pendant 30 minutes.
Le MHSC aurait d'ailleurs pu mener 3-0 mais ses attaquants ont manqué l'incroyable devant la cage de Mandanda. Joris Marveaux, parfaitement décalé par Geoffrey Dernis, frappait au-dessus (21e). Montano et Dernis réalisaient un une-deux limpide dans les derniers 30 mètres mais le Colombien était repris par Heinze, avant de tirer sur le poteau (29e). Enfin, Montano était parfaitement lancé dans la profondeur mais ce dernier mangeait encore la feuille, se faisant contrer par Heinze en tentant de le crocheter au lieu de frapper du gauche (33e). Tant pis pour les visiteurs.
Niang, quel exploit !
Deschamps, forcément, ne pouvait être satisfait de son organisation et demandait même de passer en 4-2-3-1, avec Niang replacé sur l'aile gauche et Abriel milieu offensif droit. Ce n'est pas vraiment ce changement qui a fait la décision, mais plutôt le talent de Mamadou Niang. Le Sénégalais perçait sur la gauche, entrait dans la surface avant de centrer en retrait pour Lucho Gonzalez. L'Argentin inscrivait son premier but en France (1-0, 31e). Le talent se transformait en génie quand le capitaine marseillais, servi en contre-attaque par Lucho, baladait 3 défenseurs adverses avant de tromper Joudren d'une frappe croisée (2-0, 34e).
Huit minutes après l'ouverture du score contre le cours du jeu, Marseille prenait le large, grâce Edouard Cissé, qui croisait parfaitement du droit sur une ouverture superbe de Lucho Gonzalez (3-0, 39e). L'OM ne s'arrêtait plus et régalait d'un 4e but, par Souleymane Diawara, de la tête sur un corner de Benoît Cheyrou (50e, 4-0). Le match s'arrêtait, tant les hommes de René Girard pouvaient se montrer désabusés par le scénario. Le jeune Younes Belhanda sauvait tout de même l'honneur, d'une frappe de 20 mètres qui battait Steve Mandanda (4-1, 75e), avant un 2e but de Souleymane Camara, sur penalty après une main d'Edouard Cissé au point de penalty (88e). En 15 OM-Montpellier dans l'histoire de la première division, les pensionnaires du Vélodrome n'ont jamais perdu.
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