OM : Gerets n'est plus l'entraîneur de l'OM ...

Publié le par L.P

 

Eric Gerets n'est officiellement plus l'entraîneur de l'OM. Le Belge a quitté définitivement le Vélodrome samedi soir. Entre tristesse et regrets.


Il avait promis que ses adieux se feraient sur la pointe des pieds. Qu'il n'aurait «pas besoin de faire vingt-cinq tours d'honneur». Samedi soir, Eric Gerets a pourtant soigné sa sortie. Il est parti lentement, sous l'ovation du Vélodrome. La tête haute, la main sur le coeur, avec le sentiment du devoir accompli. Ou presque. «Il fallait terminer la saison dans les deux premiers. L'objectif du club est donc atteint. Malheureusement, le mien ne l'est pas.» Le « Lion de Rekhem » avait rêvé de quitter la Canebière en plongeant dans le Vieux-Port pour célébrer un titre qui fuit l'OM depuis dix-sept ans. Il part «avec beaucoup de regrets», mais aussi «beaucoup de satisfactions sur le plan humain». A l'image de Mamadou Niang, c'est tout Marseille qui pleure déjà le Belge. «On perd à la fois le championnat et surtout le coach, a confié l'attaquant sénégalais après le carton face à Rennes (4-0). C'est avec une grande tristesse qu'on le quitte. Avec lui, on a beaucoup appris et beaucoup progressé. C'est pour cela qu'on tient tous à le remercier.»

De la 19e place à la Ligue des champions

Lorsqu'il succède à Albert Emon, le 25 septembre 2007, l'OM se traîne à l'avant-dernière place du Championnat après 13 journées. Gerets est présenté comme un entraîneur à l'esprit commando et au parcours de mercenaire. Une semaine plus tard, son premier match sur le banc olympien se solde par un exploit. Par une victoire historique à Liverpool (0-1). Les joueurs reprennent confiance. En neuf mois, Gerets va faire d'une équipe moribonde une formation conquérante, qualifiée pour la Ligue des champions. La saison suivante, il sera tout proche de la conduire vers un 9e titre. Ce samedi 30 mai 2009, il a échoué dans sa quête. Point final. Ses divergences publico-médiatiques avec Robert Louis-Dreyfus, l'actionnaire majoritaire, l'ont déjà poussé à faire ses valises. En menant l'OM sur le toit de l'Europe en 1993 après une pause de six mois, Raymond Goethals avait définitivement conquis le coeur des Marseillais. Le nom d'Eric Gerets y restera sans doute gravé pour longtemps. Au point d'espérer, un jour, un retour du «Lion de Rekhem» ? A Marseille, les bonnes histoires belges ont souvent des chutes imprévisibles.
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