Nice - OM : Droit devant !

Publié le par L.P



En course pour son premier titre national depuis 1992, Marseille aborde dans une certaine sérénité ses derniers rendez-vous, dont le déplacement à Nice mercredi. Trois éléments expliquent ce climat positif.

 

Le départ de Gerets : affaire déminée dans l'immédiat


Les dirigeants marseillais laissaient entendre bien avant l'officialisation du départ de l'entraîneur Erik Gerets qu'ils travaillaient déjà sur des pistes pour pallier son éventuel remplacement. De fait, une semaine exactement après la confirmation que le technicien belge quittait l'OM, le club annonçait le 5 mai l'arrivée de Didier Deschamps. La rapidité de l'opération tranche avec le long intermède ayant suivi le départ de Jean Fernandez et la nomination d'Albert Emon en 2006. Elle a aussi le mérite de calmer les supporters, satisfaits de l'arrivée de Deschamps mais irrités par le départ du coach belge, qu'ils ont acclamé au Vélodrome devant Toulouse. De quoi recentrer dans un premier temps le débat sur les seuls objectifs sportifs, plutôt que sur les coulisses. Mais des questions demeurent : Est-ce uniquement pour une question de manque de confiance présumée de l'actionnaire Robert Louis-Dreyfus que Gerets, comme il l'affirme, a décidé de s'en aller ? Les deux hommes se sont parlé et des éclaircissements ont sans doute été apportés de part et d'autre. Et comment, alors que le président Pape Diouf avait le "quitus" de RLD pour prolonger le contrat de Gerets - qui a déclaré qu'il était favorable à l'idée -, l'affaire n'a-t-elle pas pu être menée à bien ? Réponses sans doute après la fin de saison.

 

Derrière Gerets : l'union sacrée


Alors que Bordeaux n'a pas toujours affiché ses ambitions de titre, l'OM, Gerets en tête, ne les a jamais reniées, quitte à les remiser dans les moments noirs de la saison. Du coup, sous l'influence de leur entraîneur, les joueurs ont franchi un certain cap sur le plan mental. "Désormais, lorsque nous encaissons un but, on se sent certes touché, mais aussi plus fort qu'avant pour réagir, ce qui n'a pas toujours été le cas", explique le défenseur Renato Civelli. Celui-ci symbolise d'ailleurs la méthode Gerets, qui a su maintenir tout son groupe concerné, même les remplaçants présumés. Le fait qu'aucun des joueurs régulièrement titulaires (à l'exception de Ben Arfa avec Lyon) n'ait jamais été champion ajoute aussi à la motivation générale.

 

Effectif : presque au complet


A Nice, Gerets ne pourra certes pas compter sur l'ancien régional de l'étape Baky Koné, toujours en délicatesse avec un mollet mais dont le retour est espéré contre Lyon dimanche. En revanche, les latéraux de métier, Laurent Bonnart et Taye Taiwo, sont bons pour le service, après de longues semaines d'absence. Pas sûr, pour autant, que le coach marseillais aligne ses deux arrières dès mercredi. Mais leur retour élargit sa marge de manoeuvre. Tout comme la fin de saison trépidante de l'attaquant Mamadou Niang (4 buts lors des 5 derniers matches), retrouvant son meilleur niveau depuis sa reprise fin février après quasiment trois mois d'interruption à la suite d'une fracture d'un pied le 6 décembre.

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