OM 2 - 2 Toulouse : Bordeaux ne doit pas gagner !

Jamais deux sans trois, dit-on… Mené pour la troisième fois au score après Lorient et Lille, Marseille n'a pu
rééditer l'exploit face à Toulouse (2-2). Bordeaux pourrait donc, en cas de succès demain soir, revenir à égalité
. « Je peux vous garantir que la motivation et l'adrénaline sont là. Je n'ai pas de souci et je peux vous assurer que mes joueurs non plus. Ça ne travaille pas sur leur mental. Bien au contraire » Malgré les épisodes en coulisses, cette semaine, malgré un Vélodrome qui ne pense qu'à son mentor, Marseille se concentrerait donc uniquement sur son football ? Sans doute, mais Toulouse ne vient pas en victime expiatoire.
L'OM, domination stérile
Conscients des résultats précédents, les deux formations savent qu'une victoire serait, pour chacune, une excellente opération. Les Phocéens, logiquement, ont le pied sur le ballon mais Toulouse s'attache à y opposer un bloc solide. Niang allume la première mèche sur une demi-volée à 20 mètres qui fuit le cadre (8e). Didot réplique rapidement sur une frappe puissante du gauche, mais là encore la précision manque (12e). Dans un Vélodrome prêt à s'embraser, les Marseillais éprouvent cependant de grosses difficultés face à des Toulousains bien en place. Ziani réveille les siens avec un centre qui débouche sur une frappe parfaite de Valbuena. Sauf que Mauro Cetto, absolument impeccable depuis l'entame, se sacrifie de la tête (27e). Les Toulousains, qui commencent à peiner face à la pression marseillaise, ont en plus la frayeur de perdre Gignac sur blessure. Plus de peur que de mal pour leur artificier qui revient rapidement (37e). Après une tête de Zubar sur corner (39e), Mathieu lui répond sur un coup franc de Didot (41e). Rien de bien méchant, les deux formations se quittent dos à dos à la pause (0-0).
Niang répond à Gignac
Au retour des vestiaires, la partie prend une toute autre tournure. Gignac, visiblement bien remis de son petit coup, profite d'une mauvaise relance d'Hilton. Après élimination du Brésilien, sa frappe du gauche termine au fond (0-1, 48e) ! Le natif de Martigues, peu après, frôle même le break, mais sa frappe croisée voit le cadre se défiler (51e). Les entrées de Ben Arfa et Zenden, dès la pause, ne produisent donc pas l'effet escompté. Carrasso, dès les premières répliques phocéennes, est d'ailleurs présent. Sur une demi-volée de Niang d'abord (53e), puis sur un lob de Cheyrou ensuite (55e). Au fil des minutes, la pression marseillaise devient cependant intenable. En état de grâce, Carrasso s'interpose face à Brandao avant que son poteau ne le supplée, dans la continuité, face à Niang (62e). Mais ce n'est que partie remise. Cheyrou, d'un centre parfait, trouve n effet le Sénégalais. Sa tête est imparable (1-1, 63e).
La force mentale marseillaise
Dans un Vélodrome en fusion, les Marseillais essaient d'enfoncer le clou rapidement. Et sans un Carrasso en forme internationale, le score aurait pu prendre une tournure sévère. Cheyrou, d'abord, trouve le portier toulousain du gauche (66e). Niang, dans la minute suivante, bute à son tour sur le mur toulousain (67e). Forcément impatients, les Phocéens se jettent à l'attaque mais Ben Arfa est à son tour mis en échec par Carrasso (71e). Les Toulousains, sous une terrible pression, ont cependant l'intelligence de profiter de l'un des rares ballons de contre. Pour une efficacité maximum. Braaten file sur le côté droit et sert Gignac. Le meilleur buteur de Ligue 1 fait parler son implacable efficacité (1-2, 73e). Mais le mental marseillais, à Lorient puis Lille, a fait ses preuves. Quasiment sur le coup d'envoi, Niang trouve sur un centre le malheureux Cetto, qui prend son propre gardien à contrepied (2-2, 74e) ! Le dernier quart d'heure s'annonce donc d'une intensité terrible, mais les Toulousains vont finalement tenir bon, et arracher un nul qui relance beaucoup de choses…
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