OM : Brandao , pèse lourd sur les défenses !

Publié le par L.P

 

 

L'attaquant brésilien en est déjà à cinq buts avec Marseille, dont quatre lors des quatre derniers matches de son équipe. Fait surprenant, il marque toujours après l'heure de jeu, preuve que le harcèlement a parfois du bon.


La même maison que Drogba


Les murs ont des oreilles, disent les curieux en

mal d'arguments. Les vrais artisans de la pierre vous diront le contraire. Eux, ils savent que le caillou peut aussi regorger de bonnes ondes. Brandao a dû les consulter avant d'arriver en France afin de trouver son pied à terre. Recruté en janvier par l'OM, le Brésilien a ainsi décidé, après mûre réflexion, d'habiter la même maison que Didier Drogba, à La Ciotat, lorsque ce dernier évoluait sous les couleurs du club phocéen avec son père et sa mère. Pour l'instant, le refuge de la « Bête » n'est pas trop lourd à porter. Brandao est même devenu le « tueur » tant recherché par Erik Gerets lors du mercato hivernal. Critiqué pour son manque évident de technique et sa vitesse de pointe, l'ancien buteur du Shakhtar Donetsk a renversé le cours des choses. Les critiques sont même devenues des louanges.

Deux frappes, un but


Les statistiques, si froides à l'accoutumée, lui apportent la chaleur dont il manquait en Ukraine. Lors des quatre derniers matches de Ligue 1, Brandao a ainsi inscrit 4 de ses 5 buts sous les couleurs olympiennes. Surtout, ses réalisations face à Caen (26e journée) et Lorient (32e journée) ont directement rapporté six points à Marseille. Le pire, c'est qu'il est loin d'être le prototype de joueurs qui frappent souvent aux barres

, comme peut l'être un Sylvain Wiltord inspiré (l'ancien Rennais, entrée à la 52e minute face aux Merlus, a frappé quatre fois !). Il a donc grandement manqué en Coupe UEFA, où il n'était pas qualifié… Contre Lorient, Brandao n'a frappé que deux fois, du pied gauche et de la tête, pour un but. « Je vais être plus sévère que vous, les journalistes, avec lui. Son match à Lorient n'a pas été exceptionnel, il en a déjà joué des meilleurs avec l'OM. Mais même s'il a moins bien joué, il met des goals importants », se vexe pourtant Gerets en conférence de presse. Et pourtant, le technicien belge sait à quel point sa présence sur le pré est prépondérante. Benoît Cheyrou, dès son arrivée, nous confiait que si l'OM prenait moins de buts, c'était grâce à son travail de sape, son pressing incessant, celui de premier défenseur.

«On voit quand il est là et quand il ne l'est pas»


Marc Libbra, qui a essuyé le front de l'attaque olympienne entre 1993 et 1998, peut en parler en connaissance de cause : « Le travail qu'il fait comme rouleau compresseur est phénoménal. Cela me rappelle la Ligue 2, quand je jouais à l'époque avec Cascarino. On pilonnait sans arrêt et toute l'équipe suivait. Là, Brandao c'est pareil. On voit la différence quand il est là et quand il ne l'est pas », assure Marc Libbra sur le site sambafoot.com. Le Lorientais Benjamin Genton, qui s'est occupé du cas Brandao dimanche, confirme le travail de sape effectué par le Brésilien : « C'est un taureau, un bison !. J'ai reçu un coup de coude sur le nez et j'ai pissé du sang (sic), mais c'est sa façon de jouer puisqu'il protège beaucoup le ballon. Il base son jeu sur la puissance et l'impact physique. Il pratique un gros harcèlement sur les défenseurs centraux et du coup, il bloque la première relance. L'OM avait besoin d'un appui, il l'a trouvé

Il y aurait donc un peu de sang irlandais qui coule dans les veines de Brandao ? Fabien Audard ne vous dira pas le contraire, lui qui s'y est frotté d'un peu trop près et en est ressorti avec une entorse sténo-claviculaire ! Brandao, la locomotive qui tire le wagon marseillais. Il martèle, harcèle, joue avec ses adversaires comme s'il s'agissait de simples quilles. C'est cette faculté à fatiguer les défenses qui lui permet ainsi de trouver des brèches en fin de rencontre, lorsque les organismes sont épuisés. Ses cinq réalisations sont caractéristiques : il n'a jamais marqué avant l'heure de jeu (60e face à Nantes). Mircea Lucescu, son coach au Shakhtar Donetsk, avait déjà donné son avis sur la question avant son arrivée en France. Selon lui, qui l'utilisait sur le côté gauche plutôt que dans l'axe durant ses sept années en Ukraine, Brandao est utile à l'équipe dans le pressing mais moins comme buteur-tueur. Il avait pourtant marqué 68 buts en 129 matches.

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R
Rhooo la tête du guerrier brésilien sur la photo :D<br /> Sympa l'article sinon, ce joueur est vraiment la bonne surprise de ce mercato...
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