OM : Gerets nous dit tout !

Au lendemain de la victoire de l'OM (2-1) contre Lorient, Eric Gerets s'est longuement exprimé en conférence de presse ce lundi. La victoire de la veille, l'importance de Brandao, la victoire de Bordeaux contre l'OL, son coaching, le technicien belge a fait un large tour d'horizon. Sans oublier le sujet de préoccupation principal des supporters marseillais: son avenir.
Les progrès de son équipe
En ce qui concerne le match contre Lorient, Gerets salue les progrès de ses joueurs, qui ont, pour la première fois de la saison en championnat, réussit à remporter une rencontre alors qu'ils étaient menés au score. «Collectivement, on est fort, explique Gerets. Sur le plan mental, l'équipe, cette saison, a fait un pas en avant pas rapport à l'année passée où c'était déjà pas mal. On est plus fort dans la tête et c'est grâce à ça qu'on parvient à résoudre les problèmes qu'il y a sur le terrain.»
L'importance de Brandao
Depuis l'arrivée de Brandao, les joueurs marseillais, Cana et Hilton en tête, ne cessent de louer l'importance du joueur brésilien dans le dispositif. «Son match d'hier n'était pas sensationnel, avoue d'emblée le coach belge. Même s'il marque un "goal" extrêmement important. Il a déjà mieux joué. On n'attendait peut-être pas de lui d'être typiquement un tueur, car il est tellement travailleur. Si maintenant, il fait les deux, c'est plutôt bien.»
Les poursuivants
La victoire de Bordeaux dimanche soir a modifié la donne, puisque les Girondins sont désormais les premiers poursuivants de l'OM. Tout en avouant qu'il aurait préféré un match nul entre ces deux formations - «Ca aurait été beaucoup mieux mais Laurent [Blanc, ndrl] n'a pas voulu m'écouter.» - le coach reconnaît que Bordeaux est bien le concurrent le plus sérieux pour le titre, «en plus, sur le papier, ils ont un calendrier qui est bien Mais il n'y a pas seulement Bordeaux. Pour le moment, il y a encore un peu plus d'équipes. Il suffit de perdre une fois pour que les autres reviennent à deux points. Lyon, ils ont trop de qualités pour plonger maintenant dans un trou.»
Son coaching
Depuis quelques matches, le coaching du technicien belge est salutaire, puisque l'entrée de certains joueurs, comme celles de Cana la semaine dernière contre Grenoble (4-1) ou de Ben Arfa et Zenden contre Nantes (2-0), permet aux Olympiens de retourner des situations délicates. Gerets explique la réussite de ses remplaçants : «C'est parce que je les respecte. Je respecte leur talent, je respecte leur patience. Ils savent bien qu'à un moment donné, ça va payer. Nino [le surnom de Sylvain Wiltord, ndlr] a montré exactement comment un numéro 10 devait jouer, un peu comme meneur de jeu et un peu comme joueur dans la surface. Il l'a fait pratiquement à la perfection. Avec un peu de réussite, il aurait en plus marqué un beau "goal". Sa prestation a été très, très convenable.»
La crainte des blessures
Pour Gerets, outre «la concurrence (qui) va nous attendre avec le couteau entre les dents», ce qui pourrait empêcher son équipe de remporter le titre serait «les blessures pour les joueurs qui sont difficiles à remplacer, cela pourrait être délicat à un moment donné. J'espère qu'on va avoir bientôt Taiwo de nouveau dans notre équipe parce que, sans dire quelque chose de négatif sur Boudewijn (Zenden, ndlr), ce n'est pas la même chose quand un joueur de qualité offensive doit jouer arrière à un moment donné. Il s'est très bien débrouillé, mais ce n'est pas la solution idéale.»
Son avenir
Enfin, à la question «être champion peut-il influer sur votre décision de rester au club ?» Gerets répond : «Ca ne changera rien. Si l'Olympique de Marseille est champion cette saison, cela peut peut-être être le début d'une grande série, je l'espère.» Une grande série avec ou sans Gerets ? On ne connaît toujours pas la réponse à cette question.
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