UEFA : OM - Shakhtar : Il faut y croire !

Publié le par L.P


Battus 2-0 par le Chakhtior Donetsk au match aller en Ukraine, les Phocéens devront combler leur retard jeudi soir (20h45), au Vélodrome (20h45). Mais les coéquipiers de Mamadou Niang en a les moyens.

 

 

Le Vélodrome a des raisons d'être optimiste. Tout d'abord, Marseille peut compter sur sa belle forme offensive. Même si le succès de dimanche contre Grenoble (4-1) ne doit pas masquer certaines carences récurrentes devant, l'OM vient d'inscrire 16 buts lors de ses 7 derniers matches, toutes compétitions confondues. La seule fois où les Olympiens sont restés muets, c'était la semaine passé à Donetsk, lors du quart de finale aller (0-2). Ils avaient pourtant bénéficié de quelques opportunités. Ils sont armés pour forcer le verrou ukrainien au retour. Brandao et Wiltord n'étant pas qualifiés en C3, Koné, Niang, Valbuena et Ben Arfa seront les principales armes pour dynamiter l'arrière-garde du Chakhtior et rendre possible l'exploit.

Pour cela, les Marseillais pourront également compter sur le soutien d'un public euphorique et rêveur depuis que son « Ohème » occupe la place de leader de L1. Quelque 41 500 billets ont déjà été vendus et le Vélodrome pourrait être plein comme un oeuf, quatre jours après le week-end pascal. Une raison supplémentaire de croire à un retournement de situation digne du club le plus populaire de France. «Le public sera derrière nous pour pousser. En plus le Vélodrome est un terrain à exploit. On est capables de le faire», estime le malheureux Julien Rodriguez, blessé à la cheville et forfait.

C'est dans son ADN

20 % de chances de se qualifier après une défaite 2-0 au match aller. C'est ce que disent les statistiques. Les joueurs de Gerets s'en moquent royalement. Par le passé, l'OM a déjà renversé des situations comparables. D'ailleurs, c'est peut-être là que se cache la première raison de croire en une qualification, jeudi soir. Le club olympien possède en lui, dans ses gènes, dans son ADN, cette faculté à se transcender et à rendre possible ce qui tient du domaine de l'utopique. Dernier exploit en date : une victoire époustouflante au Vélodrome sur le Deportivo la Corogne (5-1, 0-2 à l'aller) au 3e tour de la Coupe Intertoto, lors d'une chaude soirée estivale en 2005. A cette époque, Lorik Cana venait à peine d'arriver, mais le capitaine olympien sait qu'à Marseille plus qu'ailleurs, les promesses les plus folles prennent vie. « Marseille a déjà surmonté des épreuves encore plus difficiles. C'est un beau challenge qui nous attend. C'est sûr qu'on ne part pas du tout favoris. Je pense que si on arrive à faire cet exploit, on ira jusqu'au bout de cette Coupe UEFA. » La sensation n'en serait que plus forte.
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