OM 2 - 0 Nantes : 1er !!!!

Grâce à un coaching payant de Gerets, les Olympiens font plier des Nantais trop limités grâce à Civelli et Brandao (2-0) et prennent les commandes de la Ligue 1 devant Bordeaux. Lyon, qui reçoit Sochaux dimanche, est sous pression.
En sept jours, l'Olympique de Marseille cuvée 2008/2009 a prouvé sa valeur. Aller battre Paris au Parc des Princes, ramener un ticket pour les quarts de l'UEFA de l'ArenA d'Amsterdam et prendre les commandes de la Ligue 1. En battant le FC Nantes au Vélodrome samedi soir en prime time (2-0), les Phocéens viennent en effet de doubler les Lyonnais, qui joueront dimanche contre Sochaux, et lui mettent inévitablement une pression inhabituelle pour eux depuis sept ans.
Mandanda se troue
Face aux Canaris, tout est pourtant loin d'être simple même si l'entame de match est plutôt encourageante. Sur une remise de Brandao, alerté par Mears, Koné allume la première mèche mais sa tentative passe au-dessus (2e). Après dix minutes, les Marseillais se sont déjà procuré trois corners mais cette euphorie n'est qu'un feu de paille. Le bloc nantais tient bon, les Olympiens n'étant pas assez mobile pour s'ouvrir des brèches. Les Canaris ne s'affolent pas et se créent même la première véritable occasion sur leur première incursion dans le camp adverse. N'Daw s'échappe sur le flanc gauche et place un centre fuyant, que Bagayoko ne peut qu'effleurer (19e). Le FCN s'enorgueillit et évolue sur un faux-rythme qui endort les locaux. Symptôme du malaise phocéen, Mandanda se troue totalement sur un corner mais Cana est là pour écarter le danger (31e). Dans la foulée, Bagayoko, qui saute plus haut que Civelli sur un centre venu de la gauche, ne peut pas rabattre sa tête (35e). Que font alors les attaquants provençaux ? Ils ne font pas les bons appels, n'arrivent pas à se démarquer, à écarter. Niang parvient enfin à trouver une bonne position. Lancé par Valbuena côté gauche, le Sénégalais tente sa chance mais trouve le petit filet d'Alonzo (39e). Pas de quoi faire soulever la foule du Vélodrome, qui réserve une énorme bronca à ses protégés avant le retour aux vestiaires.
Gerets, coaching gagnant
En colère, Erik Gerets décide de trancher dans le vif en faisant entrer Zenden et Ben Arfa à la place de Koné et Niang. Le changement porte ses fruits puisque Brandao, en pivot, est à deux doigts de tromper Alonzo mais le gardien sort une parade dont il a le secret (47e). Le portier veille encore au grain sur une frappe à ras de terre de Taiwo (48e). A l'image de Zenden dans son couloir gauche, les Marseillais appuient clairement sur le champignon. Ben Arfa tape un coup-franc sur lequel Cana prend le meilleur sur Maréval. Mais sa reprise de la tête passe au-dessus des cages nantaises (52e). Valbuena tente quant à lui un lob sur lequel Alonzo est battu. Là aussi, ce n'est pas cadré (54e). Le coffre-fort tient mais il est enfin déverrouillé par Civelli, libre de tout marquage et dont la tête plongeante, suite à une offrande de Zenden, fait trembler les filets (1-0, 55e). En pleine euphorie, les Marseillais sont irrésistibles. Après une volée contrée, Zenden récupère le ballon et expédie un centre à ras de terre. Ce dernier est contré mais échoue sur le crâne de Brandao, qui conclut sereinement (2-0, 59e). Passé ces dix minutes de folie, Nantes respire enfin sans se montrer dangereux pour autant. Baup fait entrer Bekamenga puis Abdoun mais rien ne se passe. C'est même Valbuena qui est à deux doigts d'alourdir la marque mais son tir frôle la lucarne (77e). Le lutin est remplacé par M'Bami et il est applaudi par son public. La bronca de fin de première période semble bien loin, l'OM conclut une semaine magnifique en ondes positives et prend les commandes du championnat.