OM : Civelli , le grand retour !

Publié le par L.P

 

 

Pour Renato Civelli, le déclic a peut-être eu lieu face au Mans au Vélodrome. « J'ai perdu bêtement un ballon. Je me suis alors dit que je ne pouvais plus me permettre de faire des choses comme ça et que je devais avant tout être solide derrière. Ce n'est pas moi qui dois faire gagner des matchs mais ce n'est pas moi non plus qui dois les faire perdre. » Un enseignement riche de conséquences pour l'Argentin, excellent sur la pelouse de Twente en Coupe de l'UEFA pour une qualification de l'OM à l'arrivée. Les journalistes, qui avaient gardé en mémoire l'image d'un Civelli emprunté et peu rassurant en défense depuis son arrivée à Marseille, n'ont donc pas pu s'empêcher de demander à l'ancien joueur du CA Banfield si un nouveau Civelli était né en ce début d'année prolifique pour lui.


« Non, je suis toujours le même, a immédiatement rétorqué le joueur. C'est vrai que maintenant je joue alors qu'avant, je ne jouais pas. C'est une grosse différence mais moi, je n'ai pas du tout changé. Lorsqu'on s'est qualifié pour la Ligue des Champions, je jouais et je me trouvais bon aussi… » Que le défenseur de l'OM nous pardonne mais le Civelli qui supplée Julien Rodriguez depuis maintenant quatre matchs évolue un ton nettement au-dessus de celui que le Vélodrome avait fini par prendre en grippe après l'avoir pourtant élu homme du match pour ses débuts sous le maillot de l'OM en février 2006. « Je suis parti dix mois en Argentine et quand je suis revenu, je suis resté huit mois sans jouer. Alors oui, j'ai progressé depuis mon arrivée, reconnaît Civelli. Quand un joueur profite bien des entraînements il progresse énormément. » Durant ces huit mois passés à regarder jouer ses concurrents directs en charnière centrale, l'Argentin, passé tout près de la mort lors d'un grave accident de pêche en septembre dernier, s'est posé beaucoup de questions.

Des interrogations logiques auxquelles une conversation avec son entraîneur mettra un terme définitif. « Peut-être que je faisais quelque chose de mal et que je ne m'en rendais pas compte. Je lui ai demandé si je devais changer quelque chose. Il m'a dit que non et que je devais continuer comme ça mais que c'était lui qui faisait les choix et que pour le moment, j'étais le quatrième joueur de la défense centrale. Je lui ai dit au revoir et j'ai continué à travailler de la même façon. » Des efforts qui ont payé puisque Civelli vient de disputer contre Twente et Caen ses deux premiers matchs consécutifs comme titulaire depuis mai 2006. Prêté la saison dernière au Gimnasia La Plata pour dégraisser l'effectif, Civelli était loin d'imaginer un tel retour en grâce. De quoi lui donner raison d'avoir toujours persisté. Y compris dans les moments les plus durs. « J'ai pensé à partir, avoue le double finaliste de la Coupe de France. Mais ça fait trois ans que je suis ici et je sais où je suis. Je n'ai pas envie de partir de Marseille pour aller jouer dans une autre ville française.


Le Président sait ce que je veux et pour le moment, je veux continuer à jouer. » A lui de se montrer convaincant.

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