Interview : Zubar " Je ne pouvais que mieux faire " !
Auteur d'un but et d'une solide prestation face au Havre, Ronald Zubar a chassé le doute. Un retour en grâce que le défenseur attribue au travail et à la confiance accordée par Eric Gerets. Sans rancune ni animosité.
Expliquez-nous votre accolade avec Eric Gerets après votre but ?
Cela fait un petit moment que j'attends ce but, et le coach n'arrêtait pas de me demander quand j'allais en mettre un. Avant le match, il m'a dit que j'allais marquer. Donc, j'ai tout de suite eu une pensée pour lui. Surtout qu'il m'a toujours soutenu dans les moments difficiles. Il a toujours cru en moi, il s'est toujours évertué à tirer le meilleur de moi-même. Donc ça prouve qu'en étant persévérant, ça paye. Et même s'il n'a pas toujours été tendre, je le remercie vraiment pour tout ce qu'il a fait.
Ce but, c'est un peu une revanche pour vous ?
Le coach connaît mes qualités et sait de quoi je suis capable. Je suis un bosseur, un mec qui ne lâche jamais rien. Et c'est sûrement le premier que ça a dû embêter quand il a vu que je ne faisais pas de bons matches. Après, il n'y a que moi qui peut me sortir de ces situations, qui peut montrer mon vrai visage. Les autres ne peuvent pas le faire pour moi. De toute façon qu'est-ce qui pouvait m'arriver de pire que de me faire siffler par mon propre public ? Je pense qu'il n'y a pas pire humiliation. Je ne pouvais que mieux faire. J'ai arrêté de me prendre la tête et de vouloir trop bien faire. J'ai décidé de jouer libéré. Depuis, je n'ai jamais fait des matches aussi bons, en réussissant surtout à les enchaîner.
Eric Gerets a toujours refusé de recruter en défense. C'est une motivation supplémentaire pour vous ?
Oui, c'est une marque de confiance. Depuis le début de la saison, on pointe du doigt la défense, on parle de la remanier, de recrutement raté. On a montré qu'on pouvait être au niveau. Mais même si ça va mieux, on est à Marseille. Ca va super vite. Il suffit de prendre deux buts pour qu'on dise que la défense est à jeter.