Besançon - OM 1 -1 ( 4 T.A.B 5 ) OUF !

Publié le par L.P





Nous avons rapidement compris que l'entrée en lice de l'OM en coupe de France serait compliquée. Le choix de ne pas reporter cette rencontre, pour laquelle tous les détails vous sont donnés en page 2 de La Provence des Sports, n'appartient qu'à la légèreté et l'incompétence des décisionnaires du football français. Il n'y a donc pas lieu d'en débattre ici, mais plutôt de se pencher sur le contenu d'une soirée durant laquelle, au fil des minutes, les joueurs ont donné le sentiment de se réchauffer pour vivre au mieux ce trente-deuxième de finale. Au bout du compte, il n'y a aucune gloriole à tirer d'une qualification aux tirs au but, contre une équipe de CFA, le quatrième niveau français. Les conditions ont certes été particulières, l'état du terrain déplorable, mais l'OM est passé très près d'un nouvel affront dont on ne sait pas comment il aurait été supporté par le monde olympien. Nous ne le saurons pas et, s'il en est ainsi, c'est que l'OM a eu le sang-froid pour se sortir du piège qui lui a été tendu. Au moment des tirs au but, il y a eu la maîtrise technique suffisante pour permettre à un prétendant au titre de L1 de transformer ses cinq tentatives et d'éviter de faire rire de nouveau la France. L'OM est sorti indemne d'un tour où tout est très aléatoire quand les éléments s'en mêlent. Autant donc tourner le plus rapidement possible cette page pour réviser les fondamentaux du championnat, apporter les corrections qui s'imposent à l'effectif avant le déplacement à Auxerre autrement plus important pour continuer à exister, et préparer, accessoirement, à la fin du mois le seizième de finale contre le vainqueur de Concarneau - Lyon. L'OM a eu le monopole du ballon. Sur un terrain difficile, il n'en a pas fait toujours le meilleur usage et, pour une fois, nous accorderons notre clémence. Besançon est une équipe habile, mais elle s'est contentée de défendre pour tenter d'exploiter au mieux les contres et les espaces délivrés par l'OM en seconde période. Hervé Genet, l'entraîneur bisontin, avait bien préparé son coup. Il était certain que si son équipe parvenait à maintenir le score le plus longtemps possible, elle en tirerait à un moment donné le bénéfice. Il n'avait pas prévu que Zubar lui offrirait une ouverture du score contre le cours du jeu. Mais à cette heure-là, elle récompensait l'abnégation d'une équipe franc-comtoise disciplinée tactiquement, appliquée sur ses tâches défensives, et privant l'OM des espaces nécessaires pour développer son jeu. L'OM a eu la mainmise au milieu de terrain. Koné a vu une reprise de la tête repoussée par la transversale, méchamment aidée par le terrain transformé pour l'occasion en trampoline et donnant une impulsion inattendue au ballon. Longtemps, la seule tactique observée a été celle consistant à tenir debout. Au prix de maints efforts, l'OM est parvenu à ne pas chuter. C'est peut-être l'essentiel.
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