OM 0 - 3 ASNL : HONTEUX !!

Publié le par L.P

Les Olympiens, frappés d'impuissance, ont été humiliés par Nancy au Vélodrome






Voici les fêtes ! L'OM les passera dans le fauteuil (enfin, plutôt le siège en plastique) d'un qualifié pour l'Intertoto. Tu parles d'une fête... C'est la conséquence logique et implacable de la pièce jouée hier au Vélodrome. Ce n'était pas "Le Père Noël est une ordure" mais "Les Misérables". Cet OM a fait pitié par son impuissance à bousculer la défense de Nancy, à se créer des occasions, et, bien évidemment, à marquer. Il serait injuste d'oublier les erreurs d'arbitrage qui ont privé Cheyrou d'un but en première mi-temps, refusé pour un hors-jeu inexistant de Koné, le troisième signalé à tort sur l'Ivoirien en quelques minutes. Et d'oublier les hors-jeu de position de Berenguer et Dia sur les deux premiers buts lorrains, puis celui de Dia sur le troisième.

Injuste aussi de ne pas souligner l'entrée encourageante de Samassa, auteur d'une frappe sur un poteau en fin de match. L'OM a certainement manqué d'un soupçon de réussite et de chance
.

Un long calvaire

Mais bon, même mené 1-0 après une faute inutile de Cheyrou sur un côté, une erreur de marquage sur Brison, une autre sur Hadji, l'OM aurait dû avoir suffisamment de maîtrise pour égaliser au lieu d'encaisser un deuxième but signé encore Hadji. L'OM aurait dû aussi avoir les ressources morales pour attaquer pied au plancher et profiter de l'apport de Samassa après la pause, permettant à Koné de mettre une reprise de la tête à côté. En guise de quoi une passe hasardeuse de Cana et une mauvaise protection de balle de Ziani envoyèrent Dia planter le troisième but, celui du K.-O., dix minutes après la reprise. Ce match aura été un long calvaire, conséquence finale de la blessure de Mamadou Niang, dont le vide a été impossible à combler avec l'effectif actuel amputé de Cissé.

Un calvaire parce que, comme à Lyon ou face à l'Atlético, on a eu le sentiment que les joueurs offensifs de l'OM pouvaient rebondir indéfiniment sur la défense adverse, comme sur un mur, à l'exemple de Valbuena et Koné ou jouer latéralement comme Ben Arfa.


Des sifflets mérités

Aucune puissance, des prises de risques, des frappes limitées à Ziani et Cheyrou, avant qu'ils ne plongent aussi l'un et l'autre. Une fois de plus, alors que certains espoirs étaient permis pour un OM qui pouvait finir dans la roue de Lyon, le manque de substance, de moelle, de cette équipe l'a fait reculer. "Nous, ça nous a motivés de voir ce qu'un bon résultat pouvait apporter aux Marseillais, devait expliquer Jonathan Brison, impliqué dans les trois buts nancéiens. On nous donnait battus d'avance, ça nous a donné envie de faire quelque chose."

On n'a malheureusement pas senti la même envie de se révolter quand les choses ont mal tourné pour l'OM. Les sifflets ont été largement mérités et on peut s'interroger aujourd'hui sur l'apport véritable de pseudo-vedettes qui ont raté tous les grands rendez-vous. N'est pas Niang qui veut...

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