Gerets : " La premiere place ? Je la sens !!! "

Publié le par L.P


Je suis sûr que Lyon n'a pas peur." Éric Gerets a toujours le mot pour rire, mais derrière chaque humeur se cache une évidence. L'entraîneur olympien sait combien, tout au long d'une saison, la gestion des événements importants est pour l'actuel leader du championnat une évidence. Cela n'est pas encore le cas de son groupe, encore immature pour arriver la fleur au fusil à Gerland, terrain où, paradoxalement, il a souvent réussi. Les certitudes sont lyonnaises, les espérances marseillaises. La régularité lyonnaise de ces dernières saisons en est le témoignage parfait. Depuis que le club de Jean-Michel Aulas domine sans partage la Ligue 1, on s'aperçoit que c'est la première fois que les deux clubs se retrouvent avec aussi peu d'écart au classement, à l'heure de leur premier rendez-vous. La saison 2002-03 reste particulière puisque le match au stade Vélodrome avait été programmé dès la 3e journée et n'avait dès lors aucune incidence irréversible pour la suite. Si la pelouse du stade Gerland réussit souvent à l'OM, ces succès n'ont jamais été déterminants. Quand Lyon perd contre l'OM, il a d'une manière générale une avance suffisante pour se permettre un faux pas. Quand la marge est restreinte, à l'image des saisons 2003-04 et 2006-07, le calme lyonnais lui a toujours permis de frapper un grand coup et d'assommer l'OM. On se souvient ainsi de l'espoir soulevé par la première confrontation le dimanche 22 octobre 2006. À égalité de point au coup d'envoi, l'OM avait perdu pied, devant un Juninho impérial, alors que la maladresse de Taiwo lui valait une expulsion, dont les Olympiens ne se remettront pas. "Même quand il joue mal, remarque Eric Gerets, Lyon s'impose. C'est la marque d'une organisation exceptionnelle. Chaque club doit aujourd'hui prendre des leçons sur la manière de procéder de cette équipe. Nous, nous avons perdu trop de points sur des erreurs collectives. Sans cela, nous serions devant. Or, Lyon nous accueille dans une situation de luxe." Il vaut mieux être chassé que chasseur. "Toutefois, nos trois points de retard restent la meilleure situation pour rencontre Lyon", poursuit Gerets. L'entraîneur olympien n'a jamais caché l'importance d'un retard minimum pour se présenter à Gerland : "Le contexte va donner faim à mes joueurs. Plus que jamais, on sent cette première place." "Aujourd'hui, nous avons plus de tranquillité, de sérénité, avance Lorik Cana. Nous avons envie de passer devant, mais il n'y a pas dans notre logique un impératif de résultat. On vise le long terme." Passer les fêtes à la première place serait quand même un beau cadeau...



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