OM-Atlético : Avant match !

Publié le par L.P


L'OM s'apprête à quitter la Ligue des champions, ce soir. C'est une certitude. Et c'est bien la seule alors que plane au-dessus du Vélodrome une odeur de soufre. Car, à quelques heures du coup d'envoi de cette 6e et dernière journée, l'OM est face à un double enjeu: se qualifier pour les seizièmes de finale de la coupe UEFA et montrer à toute l'Europe -et pas seulement du foot- qu'à Marseille, on a un vrai sens de l'hospitalité.

Moins d'une semaine après la lourde condamnation de Santos à trois ans et demi de prison ferme, à la suite des incidents du match aller à Madrid, au stade Vicente-Calderon, l'ambiance autour du match s'annonce pesante, électrique, proche d'un embrasement que tous souhaitent éviter. L'image, et plus encore l'avenir du club, sont à ce prix.

Samedi, à l'issue de la victoire face à Nice, Éric Gerets avait déjà insisté sur le devoir de "faire l'impossible pour garder son calme". Hier, l'entraîneur a encore renouvelé sa volonté de "faire moins de sensation autour de ce match et plus de dignité". Car, que personne ne s'y trompe, cette rencontre sera la plus observée de la soirée. À l'extérieur, mais aussi à l'intérieur du stade.

L'enjeu sportif est évident : l'OM peut poursuivre l'aventure européenne, fût-ce dans la moins prestigieuse, la moins clinquante des compétitions continentales. Une coupe UEFA qui a souvent souri aux Marseillais par le passé, avec deux finales -perdues- en 1999 et 2004.
 Il faut dire qu'à l'inverse de la plupart des autres clubs français (Bordeaux la saison dernière ou Paris cette année), l'OM ne néglige pas une épreuve davantage à sa portée; plus en phase avec ses moyens que la Ligue des champions dont l'OM tentera, donc, de sortir la tête haute.
Un comportement à avoir hors du terrain, voire hors du stade: c'est l'autre enjeu. Et celui-ci est au moins aussi important. Le club phocéen ne peut en effet se permettre de donner du crédit et du grain à moudre à une presse espagnole qui n'aura cessé, depuis le 1er octobre dernier, de présenter les supporters marseillais comme de vrais hooligans.
Jouer avec le feu aux bords de l'enceinte du boulevard Michelet ou à l'intérieur, c'est à coup sûr le pire des services à rendre à Santos Mirasierra, détenu depuis 69 jours. Le Miramasséen, membre des Ultras, a lui-même déjà délivré des messages de paix en vue du choc; ce soir, il aura une forte pensée pour l'OM, son OM...
Une chose est sûre, au Vélodrome, on n'est pas près de l'oublier, à commencer par Gerets. S'il est déterminé à se rendre très bientôt en Espagne pour lui renouveler tout son soutien, l'entraîneur belge a recadré, hier, les priorités de son équipe. "On pensera à Santos avant et après. Mais pas pendant 90 minutes", a-t-il précisé.
Un message reçu cinq sur cinq par Lorik Cana. "On ne dispute pas un match pour une occasion spéciale. Nous sommes sur le terrain pour défendre les couleurs du club et des supporters, a avoué le capitaine. Et le meilleur moyen de montrer notre soutien à Santos, c'est de donner une bonne image du club et de gagner." Une leçon bien récitée, hier. Et à appliquer, ce soir, aux Espagnols sur le terrain et en dehors...
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